Le Petit Philosophe

Des lycéens philosophes s'expriment.

10 mars, 2006

 

Qu’est ce que l’ « Expérience » ? Quelle « Expérience » ? « Expérience » ou « expérience » ?
par Aboud Nadia
En effet ce mot qui vient du latin « expire » (éprouver), apparaît dans des contextes différents et dans différents sens : L’expérience dans le domaine scientifique. Ce type d’expérience signifie expérimentation. Elle est effectuée dans le but de démontrer ou contrer une hypothèse ou une théorie. Sans théories ou hypothèses, une expérience n’a pas lieu d’être. L’expérience personnelle. Dans le sens non plus de faire, mais d’avoir des expériences. C’est le savoir faire que l’on acquis par un événement qui nous est arrivé. C’est une réalité extérieure à notre conscience qui agit sur l’intérieur de nous même. L’expérience est « l’instruction acquise par l’usage de la vie » (C.BERNARD). Ce deuxième sens ne dépend ni d’hypothèses ni de théories. C’est la « somme » d’évènements réels. C’est une réalité mais différente par rapport à l’expérimentation. Cette dernière elle, si elle n’a pas de succès ou si elle ne démontre pas ce qu’il fallait démontrer, est oubliée. Contrairement à cela, « l’expérience de la vie », elle, reste à jamais et grandit avec la personne concernée, et parfois même avec son entourage, voire le monde. D’où son mérite d’être désigné par « Expérience » et l’attribution de « expérience » à l’expérimentation.

01 mars, 2006

 



Toute vie est elle nécessairement liée au bonheur ?
Par Mohamed Wahba et Aboud Zeinab

La notion de la vie est toujours valorisée. La vie offre des caractères bien spécifiques tels que la joie, la réussite, l’amour, la naissance et notamment la possibilité du bonheur. Elle peut également amener le malheur, la souffrance, la haine, la solitude, la crainte de la mort et la guerre. Le bonheur peut se définir comme une finalité de la vie de l’homme. Il est parfois difficile de définir le bonheur car il inclut des éléments contradictoires. Selon l’étymologie le bonheur est lié au hasard, à la chance. Il n’est pas prémédité et échappe à tout contrôle, il se distingue du plaisir ou à la joie, comme un état durable de satisfaction.Comme le suggère l’expression «La vie est un long fleuve tranquille », celle de chaque Homme est caractérisée par la volonté d’accéder au bonheur. Il ne semble pas y avoir de définition universelle du bonheur chacun ayant sa propre représentation du bonheur qui varie selon son rapport au monde. La vie semble nous proposer différents chemins afin d’accéder à une finalité commune qui serait le bonheur. Certaines personnes croient qu’elles atteindraient le bonheur en construisant une vie de famille, pour d’autres, le fait d’avoir une vie professionnelle suffirait à les rendre heureuses.Cependant le bonheur n’est-il pas qu’une chimère?Comme le dit Schopenhauer : « Il n’existe pas qu’une erreur innée : celle de penser que nous sommes sur terre pour être heureux ». La vie n’est pas simplement source de bonheur mais également de malheur. Elle est une illusion de bonheur. Il faut souffrir et peut être pas pour être heureux. La vie est un combat sans fin contre les autres. La défense de soi est au profit de notre vie, peut être de notre bonheur. La vie est une perpétuelle lutte et défense de sa personne. D’où l’expression de la loi de la jungle : « La loi du plus fort est toujours la meilleure ». La vie vaut-elle la peine d’être vécue ? La vie est un cadeau, d’un être supérieure (Dieu). Malgré son imperfection, elle vaut la peine d’être vécue. Tous les événement quels qu’ils soient permettent de donner un sens à la vie. Cela reflète une possibilité de bonheur dans la vie.La vie est constituée de trois périodes distinctes. La première est la naissance qui est suivie de la croissance qui amène la souffrance et enfin la mort.

24 février, 2006

 


L’argent fait-il le bonheur ?


Par Aurélien Masson

Dans le cours sur le bonheur, nous avons vu que aucuns plaisirs ou aucuns avoirs matériels ne peut mener à lui seul à un quelconque bonheur car le bonheur ne dépend pas uniquement des facteurs extérieurs et matériels. Cela dit, pour moi, l’argent est un très gros facteur de bonheur quoi que l’on en dise, il vaut mieux être riche plutôt que pauvre dans le monde d’aujourd’hui.

Je m’explique, lorsque nous avons de l’argent, nous pouvons quasiment faire tout ce que vous voulons à la condition que ce que nos volontés les plus folles soient légales.

Alors bien sur, on peut toujours penser qu’il n’y a pas que l’argent dans la vie et j’en suis bien conscient car il ne nous servirait à rien sans la santé et le bien-être. Si quelqu’un n’a pas la santé et qu’il sait qu’il va bientôt mourir, on peut se dire alors que sa fortune lui sert à rien car il ne pourra jamais en profiter. Mais à mon avis il vaut certainement être malade et riche plutôt que pauvre. L’homme riche bénéficiera des meilleurs soins et il souffrira moins que l’homme pauvre qui ne peut pas se payer les traitement ou les soins nécessaires à sa maladie. Ainsi l’homme pauvre vivra son malheur en douleur jusqu'à la fin de ses jours tandis que l’homme riche ne vivra peut-être guère plus longtemps mais il aura vécu ses derniers jours avec plus heureusement que l’homme pauvre.

De la même manière, il vaut mieux être malheureux riche que malheureux pauvre car avec de l’argent on a beaucoup plus de chance de s’en sortir plutôt que sans car avec de l’argent on peut plus ou moins y remédier en changeant de vie, en déménageant ou en changeant ce qui nous chagrine sauf si ce n’est pas possible. Alors que pour l’homme pauvre, il est plus difficile de faire cela car on n’a pas les moyens de déménager, l’homme pauvre n’a donc pas d’autre alternative que de subir le malheur.
Pour conclure, je dirais que le bonheur est inaccessible mais que chacun croit le voir à sa porte et je dirais que pour beaucoup de personnes le bonheur se résume à l’argent et je pense moi-même que le bonheur est fortement influencé par l’argent et que même il ne faut pas se voiler la face c’est que sans argent nous ne sommes pas grand-chose et qu’il est par conséquent plus facile de vivre heureux avec de l’argent que de vivre heureux sans argent. Et d’ailleurs qui n’a jamais rêvé d’être sur un yacht en plein milieu de l’océan ou bien d’avoir une villa de luxe avec piscine et tous ces rêves qui d’après nous combleraient ne sont accessibles qu’avec de l’argent et pas uniquement par notre spiritualité

 

OBJECTIVITE DE L HISTOIRE

Par Lucas Mandicas

L'école nous permet de découvrir l'Histoire du Monde, celle des différentes civilisations, et celle de la France depuis la naissance de l'agriculture dans la région du croissant fertile jusqu'à la constitution de la Vème république française. Ces livres nous retracent l'Histoire...
Mais l'actualité a fait resurgir le problème de l'objectivité de l'histoire. En
Hérodote effet, récemment une loi voulait être mise en vigueur : elle mettait en valeur les bienfaits et les contributions qu'a apporté le colonialisme à la Nation française. Cela impliquerait donc qu'une partie de l'Histoire soit cachée : car à quel prix s'est déroulé le colonialisme, au détriment de quelques peuples? Chaque Etat chercherait donc à mettre en exergue que ce qui lui conviendrait et en contrepartie cela entraînerait la révolte de certains peuples qui dans tout ça, malgré leur rang d'esclave infligé, veulent divulguer au Monde leur souffrance. A titre d'exemple, faut-il ou ne faut-il pas enseigner aux jeunes élèves allemands ce que les dirigeants de leur pays ont commis comme atrocités auparavant? Ce n'est pas cette question qu’il faut se poser mais plutôt celle de savoir comment?
Car l'écriture de l'Histoire il me semble devrait être universelle en ce sens qu'elle doit être neutre, et ne doit pas privilégier certains pays, peuples par rapport à d'autres. Car l'Historien endosse une grande responsabilité : c'est à lui que revient le droit d'écrire l'Histoire des peuples. Un problème se pose donc, celui de savoir si l'Homme traite l'Histoire avec objectivité.....
Sachant qu'il est maître de ce qu'il veut, ne peut-il pas parfois laisser place à ses propres convictions, ne peut-il pas mettre l'accent sur certains évènements pour faire ressortir tel point. Il peut également se heurter à la diversité des sources qui peuvent ainsi l'empêcher d'atteindre la vérité : donc en ce sens l'histoire serait erronée, subjective. Enfin, pour ceux qui diraient que l'Histoire est l'oeuvre de quelque chose qui nous dépasse, on peut leur faire remarquer que l'étude des Hommes, l'Histoire que l'on en a fait a permis d'une certaine manière de faire évoluer l'Homme. C'est en portant un regard sur ce qui s'est fait antérieurement que l'on peut améliorer les choses...
Selon moi, pour atteindre la vérité, l'historien doit avoir un esprit critique car nous attendons de l'historien une certaine qualité de subjectivité qui soit précisément appropriée à l'objectivité qui convient à l'histoire. Les faits doivent être exposés tels quels. On entend par là qu'il y a une bonne et une mauvaise subjectivité, et l'exercice même du métier d'historien réside dans cette capacité à distinguer cette bonne et cette mauvaise subjectivité. L'histoire doit être une histoire des hommes et cette histoire des hommes aide le lecteur, instruit par l'histoire des historiens, à édifier une subjectivité de haut rang, la subjectivité non seulement de soi-même, mais de l'homme. Cet exercice ne constitue pas une simple retranscription de faits et actes mais il a une portée éthique et le travail d'historien permet le passage de moi à l'homme : en ce sens ce n'est plus un problème épistémologique mais proprement philosophique. Si l'on continue dans cette voie là, nous substituons notre rang de simple lecteur à celui de lecteur philosophique.

 

Qu'est ce que la Religion ?

Par ABDOULKARIM Chatelnaze

L’étymologie du mot religion est rattachée au verbe latin « religane » qui a pour signification un lien.
La religion est un phénomène très ancien qui est principalement apparu dans de nombreuses sociétés humaines qui datent de l’antiquité.
On peut citer quelques exemples tels que la guerre des croisades ou le Jihad.
En effet, il existe de nombreuses religieuses monothéistes dans le monde actuel comme le Christianisme, l’Islam et le Judaïsme qui se basent sur l’adoration d’une seule divinité.
A cela, s’ajoute le polythéisme qui renvoie à l’adoration de plusieurs Nietzsche (1844-1900)dieux différents. Sachant que toutes les religions comprennent des croyances qui révèlent une vérité émanant du Divin.
Par ailleurs, la religion impose aux individus des règles de vie pour pouvoir vivre en communauté au sein d’une société qui ne cesse de se développer.
Il y a donc une morale qui définit le bien et le mal, pour suivre la ligne du droit chemin cela nécessite des obligations telles que la prière et des interdits rappelés dans chacune des religions.
On peut constater que ces règles vont permettre à l’homme de s’intégrer et de se conformer au sein de la société, dans une communauté qui respecte les pratiques culturelles (cérémonies, rituels…).
La religion est essentiellement implantée dans les sociétés traditionnelles et non rationnelles légales où l’influence du groupe prime sur la conscience individuelle des personnes.
Il faut savoir distinguer la religion des superstitions qui dominent les hommes par les croyances magiques, les sorciers qui prétendent connaître la vérité.

Mais peut-on alors se baser sur une citation de Nietzsche qui affirme que « Dieu est mort ».
A travers cette dernière citation, Nietzsche cherche à montrer que Dieu ne garantit pas les valeurs morales, cela n’est pas justifié.

Dans les sociétés modernes, il y a recul du mystique au profit de la raison. Grâce au développement de la rationalité, les individus agissent de plus en plus en fonction des repères scientifiques de la logique et beaucoup moins sur les croyances.
C’est donc cette contradiction qui a permis de développement de l’athéisme.
Malgré ce phénomène, de nombreuses personnes croient à un Dieu unique et aux pratiques traditionnelles.






 

LA MAGIE
par Nastasia Menoud


La magie peut elle être qualifiée de réelle ou au contraire n’est-elle que le fruit de notre imagination ?
Autrefois, la magie était une science qui était reconnue comme appartenant à certains individus seulement. C’était un art d’agir par le moyen de procédés occultes et ésotériques (qui ne doivent pas être connus des non-initiés) en vue de produire des effets extraordinaires. Ainsi, on peut opposer la pensée magique à la pensée rationnelle car la pensée magique admet un pouvoir inhérent à certains objets ou à certains individus capables de les utiliser. Sans cela la magie ne peut exister et c’est pour cela qu’elle ne peut être qualifiée de rationnelle. On peut également distinguer magie et Alessandro Conte di Cagliostro Palermo 1743 San leo 1795


et religion.Quels sont alors les moyens qui nous permettent de distinguer ces deux concepts ? La magie, elle, est fondée sur des pratiques illicites et clandestines alors que la religion elle est fondée sur des rites officiels. De plus, au contraire de la religion la magie suppose que le monde est peuplé de forces et de volontés semblables à celles des hommes sur lesquelles ceux-ci peuvent influer.
On peut donc en conclure que la magie n’est pas une science rationnelle mais celle-ci est quand même réelle et depuis des siècles les hommes s’en servent pour influer sur les objets et les hommes.





 

Le désir
Par Mugisha Annick

Selon Epicure, il faudrait, faire la part entre les désirs qui méritent d’être satisfaits et ce qui ne le méritent pas. Et pour lui, il ne faudrait satisfaire que les désirs bons pour la santé du corps, et ceux qui ne nécessitent pas trop de peines pour beaucoup de plaisir.
Je désapprouve totalement cette idée dans la mesure où elle donne à penser qu’il nous faudrait refouler certains de nos désirs, tels que les désirs superflus, pour ne satisfaire que ce qui sont naturels, et nécessaires. Or, il faut voir que l’homme se distingue de l’animal, par ses aspects qui vont au-delà du nécessaire. C’est ainsi que vivre dans la jungle ne lui suffit pas, il lui faut une maison, avec vue sur la mer si possible. Donc je pense que c’est parce que l’homme satisfait ses désirs non nécessaires qu’il s’éloigne de l’animalité.
Et puis, si on ne s’en tenait qu’aux règles d’Epicure pour savoir quels désirs satisfaire, on en serait encore à l’âge de pierre, puisque lorsqu’il dit « bons pour le corps », il sous-entend qu’il ne faudrait pas de voitures (elles sont responsables de la pollution), pas de Mc’Do et compagnie (mauvais pour la santé), et il ne faudrait pas être star (la célébrité génère trop de problèmes)…En gros la vie serait bien morose.
De toutes façons, le monde d’aujourd’hui ne laisse pas de place aux thèses Epicuriennes. En effet, l’être humain s’est installé progressivement dans un monde dont les valeurs sont produites par « l’insatiable désir de ce qui n’existe pas encore ». On en a la preuve avec la société de consommation qui offre chaque jour de nouveaux produits ne servant à rien souvent. En tout cas on peut dire que le désir est bien ce qui permet à l’homme de se dépasser et d’aller toujours plus loin. Et donc s’il fallait trier ses désirs et n’en satisfaire que certains on n’aurait qu’une version tronqué du monde.
Enfin, je pense comme l’a bien vu Freud qu’il faut satisfaire ses désirs sous peine de sombrer dans la névrose. En effet, il ne faut pas tout le temps être raisonnable et se prendre trop au sérieux, en s’évitant de satisfaire certains désirs puisqu’à ce moment là, le « surmoi » écrase le « ça » , ce qui entraînerait une névrose, ou tout simplement la perte de la joie de vivre.



 

L’Homme a-t-il besoin d’un maître ?
Par Kaha Ibrahim Absieh


Dans la vie quotidienne, nous avons toujours affaire à un maître : que ce soit au travail, à la maison, dans la société, dans nos prières… Nous sommes renvoyé à la figure du maître mais quelles sont les définitions possibles du mot maître ?

Le maître est-il celui qui nous éduque, qui nous transmet des connaissances : le savoir, c’est à dire l’enseignant ?
Le maître ne serait-il pas également celui qui exerce le pouvoir sur nous par la force ou par la persuasion auquel cas nous aurons affaire au gourou ou au chef d’Etat ?
Le maître n’est-il pas également celui qui transcenderait l’humanité, celui à qui l’on adresserait nos désirs et nos

souhaits autrement dit Dieu ?
Maître afranchissant son esclave (Antiquité romaine)Dans les trois cas, le mot maître apparaît comme étant une nécessité fondamentale pour l’homme parce que nous avons tous besoins d’un maître car sans un maître nous serions livrés à nous-mêmes. L’Humanité connaîtrait elle sans maître, la barbarie et le chaos ? Les exemples sont nombreux lorsque dans un Etat donné il n’existe plus de respect pour le maître.
Cependant malgré cette nécessité incontournable du maître, force est de constater que paradoxalement, le maître est celui qui nous avilit, nous asservit, nous enferme dans le rôle de l’éternel mineur bref nous rend esclave puisqu’il devient précisément celui qui nous empêche d’être libre, d’être adulte,de pouvoir nous assumer. C’est la raison pour laquelle je pense qu’il faut se débarrasser du maître dans tous les sens du terme lorsqu’on atteint un certain âge pour devenir son propre maître. Il faut donc comprendre le danger et les risques inhérents dans le recours au maître car il peut être nuisible. S’il est vrai que ce qui caractérise l’homme c’est d’abord la liberté, le maître doit rester un maître provisoire, un mince épisode de l’histoire de la vie de l’individu et lui apprendre à être libre.

Le philosophe Emmanuel Kant avait déjà défini dans diverses de ses leçons le rôle du maître pris dans le sens de l’enseignement :
« Un professeur ne doit jamais apprendre des pensées à l’élève mais lui apprendre à penser par lui-même si l’on veut que celui-ci marche tout seul sur son chemin. »









23 février, 2006

 

La Liberté
par Emeli Kamil

Peut on dire que la liberté existe? C est une question à laquelle on ne peut pas répondre de façon catégorique. On peut dire que l'homme a juste le sentiment d'être libre en tant que être conscient et rationnel mais ce sentiment paraît illusoire .En effet, tous les individus ont reçu une éducation durant leur enfance .Cette éducation les soumet aux respects des normes et des valeurs qu'on leur a indiqué .Dans ce cas on ne peut pas dire que l' homme est libre ,il ne peut pas commettre n' importe quel acte pour la simple et bonne raison qu'il est prisonnier de lui-même, de ses valeurs.L' homme a peut-être le sentiment intérieur d' être libre de penser ou de ne pas penser , d' exprimer ou de ne pas exprimer ,d' affirmer ou de nier ,de vouloir ou de ne pas vouloir telle chose plutôt que telle autre .Mais tous cela n' est qu’une illusion ,dire que l'homme est libre serait donc un leurre, une ignorance dans laquelle l' homme se baignerait pour toujours . Tous les faits et gestes de l'humain sont justifiés, on trouvera des raisons à tout ce que l' on fait. C'est pour cela qu'on ne peut pas prouver que l'homme est libre mais on peut toujours le penser.



 

Frankenstein
Qu’est ce que la mort ?
Par Joubart Anne Sophie


Nous pourrions nous pencher sur l’espérance de l’au-delà propre aux religions. Dans ce cas, la mort n’est qu’une étape qui mène à l’immortalité de l’âme. La mort est donc un moyen de départager les cas où la vie antérieure n’a pas été guidée par le bien, et de le sanctionner le destin posthume.
Cependant, une existence sans vie posthume est possible. Les épicuriens dés leur création dans l’Antiquité nie toute possibilité de vie après la mort, l’existante prend donc un véritable sens dans la mesure où l’homme participe à l’Histoire (aux avancées de la liberté de la recherche) .Pour Schopenhauer l’existence prend sens grâce a la mort, cette dernière n’est autre que le moment où une génération laisse place à la suivante .L’existence aurait elle sens sans la mort ? Les hommes auraient ils des projets, des espoirs, des désirs de connaissance s’il n’y avait pas de limites ? La conscience de la mort oblige donc l’homme à travailler, penser, évoluer .Cette conscience nous distingue également des animaux. L’homme ne doit donc pas se sentir frustrer par cette fin funeste mais au contraire il doit prendre conscience qu’elle permet à l’humanité de se dépasser et d’évoluer dans cette vie sans pour autant attendre un meilleur dessin dans une existence posthume.

 

La haine un sentiment omniprésent
Par Caroline Galland

Tellement de personnes parlent de l’amour, du désir sans réellement le comprendre ou encore l’éprouver. La haine est un sentiment tout à fait paradoxal... Aucun être ne peut nier l’avoir déjà ressenti. Elle envahit l’individu au point de lui enlever toute moral. Elle le ronge, elle le contrôle. Lorsque Platon explique que “nul n’est méchant volontairement”, celui-ci parle de la volonté de l’individu sur lui même. Seulement la haine ne se contrôle pas. Elle extermine le bien censé être en nous, sans penser aux conséquences. En effet, beaucoup d’individus regrettent leur acte une qu’il a été exécuté. Il est vrai que lorsqu’on fait la différence entre l’homme et l’animal, on exprime une différence, ce dernier agirait par besoin, par d’instinct. Aristote dit que “l’homme est un animal raisonnable”. Nous pouvons être considérés comme des bêtes dans la mesure où nous ne savons pas maîtriser ce besoin mauvais, cette partie de notre être qui nous empêche d’être totalement bon. Qui n’a jamais pensé ou souhaité faire du mal à Autrui? Personnellement ce serait de l’hypocrisie que de le nier. Mais n’est-ce pas horrible? Lorsqu’on l’éprouve, non. Car la haine est tellement puissante. Elle bouillonne en nous. Elle exprime sa volonté de pouvoir assouvir ce besoin si intense. Mais finalement à quoi bon? La haine ne fait pas partie de notre inconscient ou encore de notre subconscient. Elle est ancrée en nous. L’histoire ne peut que nous le prouver. Les massacres, les génocides... Comment un être peut-il avoir autant de pouvoir sur un autre être qui est pourtant comme lui? Les différences sont elles si gênantes pour ne pas pouvoir en faire abstraction? Mais tout ne concerne pas que les différences. En effet, le racisme n’est pas le seul. Bien qu’il soit plus courant dans nos sociétés. Pourtant, chacun souhaite laisser un monde meilleur aux générations futures. Je ne vois pas comment on pourrait le faire sachant que lorsque l’on regarde 10 ans en arrière, on n’en retire que des points négatifs. Les hommes sont sur terre pour se construire un futur seulement ; ils ne se donnent pas les moyens de pouvoir avancer. Nous sommes condamnés à survivre (et non à vivre) dans un monde dans lequel, nous serions obligés de nous battre sans cesse. Finalement si on avait eu le choix, est-ce qu’on serait quand même présent ici? Pour ma part non car, lorsque je regarde les informations, je vois sans arrêt des horreurs. Celles-ci me font prendre conscience du monde dans lequel on vit. Ce monde là est désespérant... Je ne souhaite pas le rendre meilleur seulement je ne veux pas le laisser comme ça pour les générations futures. Si seulement, on avait pu éradiquer la haine. Mais ce n’est pas une maladie, on ne peut pas éviter une “épidémie”. Les hommes sont présents sur terre et c’est seulement à cause d’une divergence d’opinions, de religion, de vision du monde, qu’ils ne peuvent pas cohabiter. Que faire? Je me sens responsable de l’éprouver mais comment faire pour l’empêcher d’être présente... surtout lorsque je ne me sens même pas coupable de la ressentir. La haine est une barrière infranchissable de notre être. On ne peut s’en passer et encore moins l’éviter.

22 février, 2006

 

L’utopie du bonheur

Par Saba Rizzo


Rares sont les personnes qui ne cherchent pas le bonheur. Certains vous dirons qu’ils l’ont trouvé, d’autres qu’ils l’ont perdu, et il y en a qui le cherchent encore. Une constatation se doit d’être faite : le bonheur est une aspiration commune à tous. Et pourtant, apparemment, dans notre société, le bonheur ne se plaît que chez quelques personnes et il lui arrive de fuir les autres. Si on remonte à son étymologie, le terme « bonheur » signifie en effet « bon heur », dérivé du latin augurium qui signifie « augure », « chance ». Le bonheur, comme le malheur d’ailleurs, est alors Aristippe (fondateur de l'école hédonistique)quelque chose qui nous arrive sans qu’on s’y attende. Pour Aristote, comme pour Epicure ou les Stoïciens, le bonheur n’est pas dissociable d’une vie vertueuse fondée sur la raison, ils font de lui le Souverain Bien, La fin suprême. Mais le bonheur ne se laisse pas maîtriser aussi facilement, aussi rationnellement. Une question se pose donc : Est-il réellement possible de l’atteindre ? Il apparaît que seule une conscience est capable de bonheur, elle est la seule qui puisse se dire « heureuse ». Par conséquent, l’individu devient un être capable de moralité et ayant la capacité de porter un jugement, c'est-à-dire capable de se définir heureux ou malheureux. Or, là ou il n’y a pas de conscience, il ne peut pas y avoir de véritable bonheur. Par exemple, un animal ou un enfant ne peuvent se définir « heureux » car ils sont incapables de réfléchir à propos du monde qui les entoure. Par ailleurs, notre société de consommation ne conduit- elle pas aussi à rendre le bonheur inaccessible à l’homme ? Elle nous impose des tentatives quotidiennes pour atteindre le bonheur (à travers la publicité par exemple). Ainsi celui-ci prend une forme idéologique véhiculée par les médias. En effet, par l’acquisition de produits plus ou moins chers, l’individu s’estime comme quelqu’un de comblé, comme quelqu’un d’heureux. Et pourtant, la parole « heureux » ne rime pas forcément avec « bonheur » :l’homme doit toujours repartir pour de nouvelles quêtes de marchandises qui pourraient parvenir à étancher sa soif de bonheur et donc de consommation. Mais au delà de la société elle-même, la civilisation tend aussi à dévaluer le bonheur, comme nous le prouvent les analyses freudiennes. Les désirs du ‘ça’, à savoir les pulsions de plaisir sont condamnées à être indéfiniment insatisfaites. Enfin, si l’aspiration au bonheur est légitime, on peut se demander si,dans ses formes les plus exacerbées, comme par exemple à travers le célèbre slogan « Vouloir tout, tout de suite », elle ne confond pas le bonheur et la jouissance. Etre heureux, en effet, est-il un état, ou le résultat d’une activité ? Etant donné que le bonheur serait le comblement du désir, et que ce désir ne peut être comblé, le bonheur prend donc une valeur utopique, chimérique. Il apparaît donc que le bonheur ne sera jamais accessible à l’homme.

19 février, 2006

 

Il paraîtrait que nous sommes des dieux ……… !!!
Par Vincent Mortureux

Il paraîtrait donc que les animaux ne posséderaient pas de conscience au sens humanoïde du terme ! Selon la thèse de certains philosophes, la notion de conscience implique une notion temporelle celle de la durée, du temps, la notion d’autrui et la notion de passion mais encore la distinction du bien et du mal pour ne parler que des plus fondamentales. Etre régi par ce que les anciens ont qualifié le « thumos », le « nous » et de l’ »epitumia » c'est-à-dire la raison, le cœur, et le bas-ventre. Or si les animaux ne sont pas sous l’emprise de ces concepts, par quoi sont-ils régis ? Une conscience animale, me répondra-t-on, est une conscience n’ayant que pour seul facteur l’instinct de survie et donc la perpétuation de l’espèce. Bien… ! Mais un peu simple je trouve, comme seule défense ; défense d’ailleurs qui a le tort de ne laisser que peu de place au dialogue. Comme si l’on posait cet argument de fait, interdisant toutes discussions. A mon sens il se pose plus comme une opinion qu’une idée. Mais de tous temps la philosophie s’est voulue une science en perpétuelle remise en cause du savoir, à la recherche de la vérité. Science de la contradiction afin d’atteindre le savoir, le savoir exact de ce qui est ou de ce qui parait. La distinction du vrai et du faux. Alors pourquoi ce manque d’argument ? Pourquoi ce refus de dialogue ? Quel paradoxe avec le but même de la philosophie, pourquoi refuser aux animaux la conscience ? Maintenant, laissez moi crier au sophisme ! Rétablir la juste place de l’homme au sein de la nature .Et si je suis dans l’erreur, du moins laissez moi exprimer mon opinion (Ce qui ira je l’admets, à l’encontre de la philosophie, n’est-ce pas). Les Hommes sont victimes de leur propre réussite dans le cadre de l’évolution des espèces. Aujourd’hui ils ont atteint une emprise qui de loin les place en maître absolu du monde animal… Conscients de leur réussite, de leurs savoirs et de leurs forces, en sont devenus victimes de ce que je nomme un « complexe de supériorité ». En effet à l’heure où je vous parle comment serait-il possible d’admettre une comparaison entre un vulgaire rongeur et un homme. Il faut bien que nous possédions un plus pour expliquer cette suprématie sur la terre. Alors, pourquoi pas la conscience pour expliquer notre suprématie ? Dans le passé l’on se prétendait d’une origine divine, et aujourd’hui le petit plus sur les autres: la conscience. AH AH AH : laissez moi rire ! Revenons en au sujet traité maintenant, LA CONSCIENCE. C’est donc la connaissance qu’à l’homme de ces pensées, de ses sentiments, et de faire retour sur ses actes. Immédiate , spontanée ou réfléchie qu’est la capacité de faire retour sur soi et d’analyser ses faits et gestes voir de les juger. Elle possède même une certaine connotation spirituelle. Alors dîtes moi en quoi le monde animal ne présente aucun de ces critères ? L’Oréotrague (petite gazelle) vivant toujours en couple et se laissant mourir à la mort de l’autre. Peut être s’agit-il d’instinct de survie ? Pour ma part je reste en admiration ; quelles passions ! Combien d’humain en sont capables ? Et ces espèces telles les singes, les dauphins, les baleines et bien d’autres encore établissant élaborant des liens sociaux quasi-similaires à ceux humains et bien plus évolués que ceux de nos ancêtres du genre « homos » vivants encore il y a peu et nous ayant engendré (Cette fois ci il est indéniable que l’enjeu de la survie du groupe entre en jeu, mais passons). Et l’écureuil faisant des provisions pour les mauvaises saisons. Les animaux n’auraient donc pas de notion temporelle ? Ou serait-ce des mythes. Et ce chien faisant la fête à son maître après 20 ans d’absence (Ulysse).Celui-ci se cachant après avoir fait ses besoins sur le tapis et celui là mourrant de tristesse lorsque son maître meure .N’y aurait –il pas une certaine notion du temps et de l’amour dans ces actions. Quant aux plaisirs il serait fou de croire qu’ils soient le nectar des hommes comme le pense Chateaubriand « boire en tout temps et faire l’amour en tout temps Madame il n’y a que cela qui nous différencie des animaux ». Pour se défaire de cette idée il n’y a qu’à regarder deux chiens mâles essayer de procréer (un entraînement ?)Ou ce singe que l’on nomme le bonobos qui a besoin d’amour pour vivre, qui ne le fait pas en levrette mais face à face pour le plaisir en tout temps (sans doute pour acquérir de l’endurance ?). Et les cimetières d’éléphants. Si cela ne révèle pas d’un haut degré de spiritualité comparé aux hommes qui ne le font que depuis quelques millénaires (Mais l’on me dira qu’il ne s’agit que d’esprit maniaque ayant le sens du rangement). Je suis sur que l’on trouvera une explication à tout cela ne laissant aucune place à la conscience mais néanmoins, l’on ne me dira pas comme Descartes a pu le faire que « les animaux sont en quelque sorte des automates ». Comme les hommes sont différents, les animaux possèdent chacun leur propre personnalité .Cela tous les biologistes s’accordent à le dire. De plus aller demander à un dresseur si ses fauves sont des « automates », il vous rira au nez, ils sont imprévisibles, possèdent chacun leur propre tempérament et ont même des goûts très différents les uns des autres. Or ces différences de goût n’ont pas dû arriver toutes seules si les animaux ne sont capables que de reproduire ce que leur ont appris leurs parents. Cette différence implique également une conscience de soi, c'est-à-dire savoir ce que l’on aime ou n’aime pas et donc de ce que l’on est ou n’est pas. De même l’on admettra que dans n’importe quel groupe certains individus (dit animal) ont des relations plus ou moins étroites ou conflictuelles avec telle ou telle autre membre du groupe. Il a donc bien fallu qu’un jour ils se rendent compte et se rappellent (tant qu’à faire) de leurs actions passées Je suis certain que l’on trouvera des explications plus savantes les unes que les autres sur ces faits, un peu comme ont pu le faire de nombreux savants. Je vais vous raconter une histoire qui se passe au début du siècle dernier, en 1907 il me semble, mais cela est sans importance. C’est l’histoire, d’Hans, un cheval, « plus savant » que le plus savant des savants se trouvant face à lui .Capable par des signes de tête et des coups de sabot à répondre à presque toutes les questions .Presque, car après plusieurs années ,différentes thèses, plus fausses les unes que les autres, l’on finit par s’apercevoir qu’il n’était absolument pas savant, mais avait la faculté de lire dans la pensée de ceux qui se trouvaient en sa présence .S’il avait les yeux bandés ou que personne dans l’assemblée ne connaissait la réponse il était dans l’impossibilité de trouver la réponse à la question posée .Peu croyable d’entendre qu’un canasson peut rentrer dans notre tête par le biais du regard. D’ailleurs Levinas nous dira que le regard et le chemin qui nous conduit à autrui et donc ainsi, à nous même. Mais si l’on ne me croit pas de simple recherche sur Internet ou dans l’encyclopédie de Bernard Weber vous confirmeront l’authenticité de mes dires. Bien sûr cette histoire ayant ridiculisée la science on préfère l’oublier, pourtant il y aurait bien matière à déconcerter Descartes et ses disciples. Maintenant rappelez vous de cette fameuse phrase de Socrate qui va appuyer ma thèse et que Levinas soutiendrait sans doute « connais toi toi-même, avant de vouloir connaître les autres». Or ce cheval capable de lire dans les profondeurs de l’âme humaine et donc autrui nous indique qu’ils se connaît (au passage : fondement du concept de conscience).Mais l’on dira qu’il n’agissait qu’instinctivement par appât du gain et que cette sentence ne s’applique pas à un animal. Je pense donc que l’on peut maintenant poser que les animaux, eux aussi, possèdent un petit plus que l’instinct de survie propre à la conscience dite animale. Certes il est indéniable, l’homme est bien l’être le plus évolué du règne animal, il en reste néanmoins un animal quand même et ce sera mon dernier argument. L’Homme animal parmi les animaux, il n’y a pas si longtemps n’était autre qu’une minuscule bactérie. Donc à en croire la thèse selon laquelle la conscience est réservée aux hommes ou il possédait déjà une conscience hors du commun ou elle est apparue soudainement sans réelle raison. Un peu facile non ! Sans doute liée à l’origine divine des hommes ! Selon l’évolution des espèces de Darwin chacune évolue différemment mais gardant toujours un tronc commun et chaque partie du corps trouve son explication par un fait rationnel .Par exemple des nageoires sont devenus bras pour les uns, ailes pour les autres mais à la base une origine commune. Après avoir vu que des animaux possèdent leurs langages, jouent, s’énervent, anticipent le futur en fonction de leur passé, peuvent être victimes de la passion, enterrent leurs morts, sont capables d’entrer dans notre âme et font même l’amour par plaisir je défie n’importe qui de prendre une machine à remonter le temps de la régler sur l’an -8000 et de me dire en quoi ces hommes (plus poilus peut-être) possèdent un plus sur un groupe de singe par exemple… En chaque être vivant se trouve une conscience, pour certains en veille pour d’autres en des degrés si minime qu’elle est indécelable pour l’homme (« malgré sa conscience si développée du savoir »). Cependant pour d’autres elle apparaît de manière bien plus visible ce qui pourrait expliquer en partie tous ces nouveaux organismes luttant pour le respect de la nature et des animaux, visant parfois à les traiter en semblables et non plus en inférieurs. L’homme prend conscience inconsciemment de cette conscience animale chaque jour un petit peu plus, ce qui pousse certains à se réfugier dans l’incohérence pour justifier leur suprématie et leur relation de maître à esclave car il serait difficile de le faire avec un être doté d’une conscience. Il est temps pour les hommes d’attribuer la conscience aux animaux comme une réalité. De prendre conscience de sa place au sein du monde animal. De prendre conscience de son animalité et de ne jamais oublier qu’il n’est rien de plus qu’une bactérie ayant évolué plus vite que les autres. Et si vous n’êtes pas convaincu je vous conseille d’effectuer une petite expérience, ne faisant certes pas intervenir votre raison mais qui sera très instructive j’en suis convaincu : Regardez un animal droit dans les yeux, observez le bien, et si vous possédez suffisamment de sensibilité, que l’échange s’opère tirez en la conclusion vous-même !!!!

V.Mortureux T°ES

14 décembre, 2005

 

Suis-je ce que mon passé a fait de moi ?

Par Filsan Abdallah Guedi et Zarah Mahamoud Djama

Y a-t-il un déterminisme dans la vie d’un homme qui le rend prisonnier de son passé ?

A priori, on peut répondre oui à ce problème. Dans le passé, j’étais une personne , qui est toujours la même maintenant .Or, comme je suis un être dans le temps, j’évolue forcément en fonction du temps qui s’écoule.

Dans ce cas je ne suis plus la même personne.
L’homme est un animal pensant, disait Aristote, il a une conscience et c’est ce qui le différencie d’un animal qui lui ne suit que son instinct.



Platon et Aristote




Par ailleurs, toutes mes actions n’auraient pas pour cause le passé. Je vais invoquer des éléments extérieurs pour expliquer mes actes.
Ainsi, je ne serais plus une personne responsable et libre car j’utilise le passé comme un déterminisme et me dégage de toute responsabilité.

Comment un temps passé, révolu, peut-il encore avoir une influence sur nous, qui sommes dans le présent ?
Si on dépend de notre passé, nous n’avons plus aucun rôle dans notre constitution, dans ce que nous sommes. Et alors qui nous forme à notre place ? Y aurait-il une autre conscience à ma place qui me dirigerait ?
Par exemple pour un homme qui a été 10 ans en prison et qui aujourd’hui se verrait confronté à la réalité sociale. Resterait-il le même ou changerait-il face à son passé ?
L’homme peut choisir de rejeter ou d’accepter son passé par rapport au présent.
Il changera par rapport à son passé et essaiera de se construire personnellement.
En effet,
la connaissance du passé lui permettra de maîtriser l’avenir. D’une part, l’homme garde en mémoire ce qu’il fût, parce que ce qu’il fût et ce dont il vient, n’influe pas sur ce qu’il est.
Dans le cas contraire, celui, où il oublierait son passé, ce dernier équivaudrait alors à l’oubli de soi même.

La responsabilité que l’on a face à l’avenir vient de ce qu’il n’est pas encore arrivé et dépend de nous.
Dans ce cas que reste-il alors de la responsabilité humaine devant le passé?


06 décembre, 2005

 


L' animal vu par certains
de Jean André Massida .
A propos de l'animal, les opinions des contemporains sont partagées en deux camps: pour les uns ils sont des machines, objets à la disposition des hommes; pour les autres, ce sont des êtres vivants sensibles, sujets à la souffrance.
Quand on dit que les bêtes souffrent, il faut toutefois comprendre qu'elles ont quelque conscience de cette souffrance et qu'à leur douleur purement physique s'ajoute une douleur morale d'autant plus vive que leur sort paraît moins justifié.
Une souffrance qui ne s'accompagnerait ni d'un sentiment, au moins diffus d'injustice, ne serait rien d'autre qu'un cri de la machine et les cartésiens auraient alors raison de dire que le cri de la bête torturée n'est que le bruit que font en elle les ressorts brisés.
Les animaux auraient-ils donc une âme ?
Chez les êtres humains, l 'âme est à la fois principe vital, principe intellectuel et un principe sprituel, source de la sensiblité au bien et au mal, " bête divine " disait Nietzsche.
Il est devenu difficile de définir le principe vital tant la science l'a fait régresser vers la matière, rejetant au passage l'animisme et le vitalisme.
Le principe intellectuel semble absent de bien des êtres humains souffrants de déficiences graves sur ce plan. L'étincelle spirituelle continue toutefois de brûler au fond de toutes les souffrances et de briller au fond de toutes les joies, chez tout être humain; de même chez les animaux à un degré moindre et chez les plantes à un degré encore moindre.
S'ils on refuse de prêter aux animaux une sensibilité au bien et au mal, peut-être pourrait-on reconnaître qu'ils sont sensibles à ce qui leur fait du bien ou du mal, sans avoir au même degré que l'être humain la capacité intellectuelle de remonter jusqu'aux idées de bien et de mal.
Les scolastiques, Saint Thomas en tête, à défaut d'attribuer aux animaux une âme intellective et immortelle, qui aurait accru les obligations de l'homme à leur endroit, leur reconnaissait une âme sensitive et par suite une faculté, l'éstimative, leur permettant de se rendre compte qu' une chose est bonne ou mauvaise pour eux.
Après les scolastiques, après Descartes, après Kant, pour qui l'animal n'est qu'un moyen, le philosophe anglais Jeremy Bentham renversa la perspective de ces termes: " The question is not, can they reason ? or can they talk, but can they suffer ? ". Puisqu'ils peuvent souffrir, il va de soi, poursuit Bentham, qu'on leur reconnaisse des droits.
La question des rapports entre les hommes et les animaux est inconstablement l'un des points faibles de la tradition chrétienne.
Dans la préface à un livre sur les animaux, paru en 1986, le philosophe catholique Gustave Thibon reconnaît qu'à " quelques exceptions près, la morale religieuse a laissé dans l'ombre cette question qui touche pourtant de si près au mystère de la création et de la rédemption." Il cite ensuite ce vers de Victor Hugo:
Les bêtes dont les âmes de rêve et de stupeur sont faites ....
Il est évident, poursuit Thibon, que nous avons abusé de cette stupeur pour transformer ce rêve en cauchemar. Abus de pouvoir d'autant plus révoltant qu'il est facile et exempt de risques, l'inconscience des bêtes, cette inconscience qui est aussi innocence, les livrant sans recours aux plus cruelles entreprises des Hommes. Nous n'avons pas créé l'animal. Il fait partie comme nous de la création animée, il sent et il souffre comme nous, et la conscience de cette solidarité cosmique nous dicte le devoir de respecter sa nature et de ne pas lui infliger des souffrances inutiles ou d'une utilité incertaine.
Si l'animal n'est pas une machine, s'il a une âme, une grande partie de l'agriculture productiviste, celle des anglo-saxons est condamnée et les expériences de laboratoire sur les animaux sont extrêmement difficiles à justifier, avec toutes les conséquences pratiques que cela entraînerait. Il se pourrait par contre que les rapports des êtres humains entre eux en soient adoucis, s'il est vrai, comme tant d'historiens et d'anthropologues l'ont affirmé, que c'est la domination de l'Homme sur les aniamux qui a servi de modèle et de prélude à la domination de l'Homme sur ses semblables.
L'Homme s'empara de quelques espèces pour les asservir et les élever à son profit. De ce jour le monde animal fut divisé en deux parties:
les esclaves et les ennemis. Les esclaves, ce furent par exemple, le mouton, le cheval, le porc, ainsi que le chien, à la fois serviteur de l'homme et garde-chiourme des animaux domestiques. Mais déjà cet avertissement des bêtes se retournait contre l'Homme. L' esclavage, le despotisme s'introduisirent dans la société humaine sous la forme qu'on avait imaginée pour les bêtes. Le despote se mit à gouverner les troupeaux d'êtres humains et de la même façon que le berger gouvernait les troupeaux de boeufs et de moutons.
De passage à Turin, Nietzche s'est indigné contre un cocher en train de frapper son cheval à coup de cravache. Il s'est ensuite jeté au cou de la bête en pleurant. Cet événement a inspiré le commentaire suivant au romancier Milan Kundera:
" La vraie bonté de l Homme ne peut se manifester en toute liberté et en toute pureté qu'à l'égard de ceux qui ne se repésentent aucune force. Le véritable test moral de l' humanité, ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci: les animaux. Et c'est ici que s'est produite la plus grande déroute de l'homme, débâcle fondamentale dont toutes les autres découlent."
De mon point d evue, les animaux sont des êtres vivants sensibles, sujets à la souffrance. Il faut les respecter car ils sont comme nous: une création animée, ils sentent, ils souffrent comme nous et on UNE CONSCIENCE MEME , donc il est de notre devoir de les respecter et de se comporter comme on se comporte avec nos semblables !!


Ce texte est surtout adréssé à ceux qui sont amoureux de la nature à savoir en particulier: Jordana Rémon, qui ferait n'importe quoi pour les animaux- en particulier le cheval- même à sacrifier sa vie s'il le fallait et Vincent Mortureux pour ses nombreuses interventions et objections à leurs sujets en cours de philosophie.

05 décembre, 2005

 

La Liberté permet-elle la liberté ? Par Armand Rampnou

La Liberté permet elle la liberté?

Par Armand Rampnoux

Etre libre, cela signifie d’abord ne pas être empêché de faire ce que l’on veut, comme sortir de chez soi par exemple. Dire ce que l’on pense sans avoir peur des représailles, relève également de la liberté. Elle est également la libre condition de l’homme qui n’est pas esclave ou prisonnier.

La liberté est conçue comme l’état idéal de l’être, qui atteint la sérénité par la maîtrise des passions et par l’intelligence de la nature.
Selon LEIBNIZ et SPINOZA, la liberté signifie l’indépendance intérieure et la capacité morale de se déterminer en suivant les seuls conseils de la raison et de l’intelligence non dévoyée par la passion. Mais s’en tenir là reviendrait à considérer que la liberté n’est finalement que l’autre nom de la raison.

DESCARTES décompose la liberté en deux temps :
- négative dans la liberté d’indifférence ou le pouvoir de choisir même le faux ou le mal
- positive quand elle est éclairée par la connaissance du bien

« On fait souvent ce qui déplaît à d’autres, et cela ne s’appelle pas un état libre », telle est la phrase de ROUSSEAU.
Pour ROUSSEAU ; « il n’y a pas de liberté sans loi, ni où quelqu’un est au dessus des lois ». La loi limite notre liberté mais en est pourtant la condition. La dignité de l’homme repose sur la capacité de se déterminer en fonction d’une volonté morale ou législatrice. La liberté est donc le pouvoir d’obéir à la loi morale.

Selon moi, la liberté n’est qu’une illusion ; en effet nous pouvons faire ce que nous voulons, mais certaines actions ne sont pas autorisées, ce qui nous conduit à ne pas les faire, ceci nous mène à une forme de servitude. Le fait que notre vie soit régie par les lois nous conduit à l’habitude et cette dernière nous guide vers la servitude.
La liberté est un désir, en effet, lorsqu’on est libre, on souhaite être encore plus libre et lorsque l’on n’est pas libre, notre désir est de l’être.
La Liberté au sens philosophique ne permet pas d’être libre en soi.

La Liberté est réelle seulement lorsqu’il y a immatérialité ; seul l’air est immatériel, donc seul l’air peut être libre, d’où l’expression « libre comme l’air ». On a beau tout tenter afin d’arrêter l’air, rien ne pourra y faire, l’air est incontrôlable.
Nous, humains sommes matériels ; par conséquent le principe de liberté ne s’applique pas comme l’air. Nous ne sommes donc pas libres.

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18 novembre, 2005

 

Destiné ou Inspiré par le mal par Marianne Galland

Destinés ou inpirés par le mal
Par Marianne Galland

Quoi de plus simple que de se laisser envahir par le mal?
Pourquoi sommes-nous tous rongés par ce phénomène? L’homme serait-il naturellement mauvais? Pourquoi devons-nous nous soumettre à des lois qui ne sont pas forcément en accord avec nous?
Ce genre de questions, nous sont familières. L’objectif d’y répondre ici, serait plus qu’audacieux. Il semble que la seule possibilité est d’essayer de les comprendre et les faire partager.

Chez certains animaux, notamment ceux qui vivent en “collectivité”, on peut constater une certaine agressivité dans le jeu des jeunes.
Mais, est-ce de la violence ou une façon de s’entrainer au combat, comme s’ils savaient qu’ils seront amenés un jour à se battre jusqu’à la mort. Cela serait difficilement pensable, car ceux-ci n’ont aucune conscience de ce qu’ils devront affronter dans leurs vies. Mais c'est seulement peut-être une attitude mimétique, une façon de faire comme les plus grands sans en comprendre, ni en interpréter le sens.

Chez nous les humains, la jeunesse se comporte de la même manière, mais à une différence près: Nous possédons la conscience, ce qui bien sûr n’est pas dédaignable. Seul l'humain finalement peut être inhumain.
La violence est présente également chez l’enfant mais à quel titre? Celui de s’amuser dans le sens premier du terme? Difficile de savoir, pourtant il semble qu’en possession d’une conscience, les sentiments émanant de nos actes nous aident à en évalluer les conséquences et à leur donner du sens. “Bonne ou mauvaise”? Pour qui?
La violence infantile est sympathique et mérite qu’on s’y attarde.
Au début de la jeunesse, l’influence des adultes et de la société sont des facteurs primordiaux pour l’epanouissement. Ils deviennent même des models. Des models auxquels, il faut se conformer. Certaines violences sociales, familiales, au tout simplement “banales” imprègnent les esprits encore vierges et les gravent. Certains en grandissant s’en délivreront par beaucoup de sagesse ou par un esprit de contradiction alors que d’autres y sombreront. Peut-on dire que ce serait une drogue ou encore comme disent certains films, “une fois qu’on y a goûté on ne peut plus s’en passer!”?
Si on confirme cette thèse ce serait affirmer qu’au plus profond d’entre nous le mal sommeil. Et donc que notre caractère premier, primitif, serait le mal, la violence.

Dans cette première partie, on a considéré l’influence de la société. Une société beaucoup trop présente qui nous empêche de révéler notre profonde identité.
Il réside pourtant une question non abordée. La société est-elle infinie? Je ne le pense pas! Mais dans ce cas où commence le mal? Serait-il né avec la société ou serait-il infini?
En posant qu’il émane de la société et des lois par lesquelles, elle est régie alors l’humanité toute entière est bonne et la violence ne serait qu’un produit de l’opposition entre ces lois et des valeurs profondes.
Si au contraire, on pose que le mal est infini alors nous sommes foncièrement mauvais et ce n’est que notre conscience qui peut nous assagir et nous faire devenir bons.

15 novembre, 2005

 

Faut il se vouer à Dieu ? par Aurélie Buisson

Faut il se Vouer à Dioeu par Aurélie Buisson

La religion est à la fois un sujet d’actualité, et à la fois un sujet très ancien, un sujet de discorde ou d’entente. En effet depuis des millénaires, toutes les civilisations ont toujours eu un ou plusieurs Dieux. Mais les croyances en ces Dieux impliquent des discordes entre les différentes religions, car chacun pose que son Dieu est le seul et unique Dieu au monde, lui donnant ainsi le « droit » de tuer au nom de sa religion, les « impies ». C’est ce que l’on a pu voir lors des croisades, lors des guerres de Religions, ou alors plus récemment lors d’attentats terroristes.

Tout cela au nom d’un Dieu. Mais qu’est ce que « Dieu » ? Qui est Dieu ? Est-ce une invention de notre esprit ? Un mythe que l’on rapporte de génération en génération ? Dieu nous a-t-il créé ou avons-nous créé Dieu ? Comment être certain que Dieu existe vraiment ? Ces questions me viennent à l’esprit, à l’aube de ce vingt et unième siècle, car comment encore croire à l’existence d’un Etre supérieur lorsque l’on voit les horreurs de ce monde, les catastrophes naturelles à répétitions, les multiples guerres, la misère dans le tiers monde, ...

Comment continuer à penser qu’un Dieu bienfaiteur veille sur nous ? Nous avons peut-être créé Dieu par peur de la Mort, la crainte qu’il n’y ait plus de vie après la mort. Dieu peut-il nous apporter la vie, au Paradis ou en Enfer? C’est cette peur qui aurait pu conduire à la création d’un Dieu, cette peur que tout Homme a, aujourd’hui comme il y a des centaines d’années.

Mais peut-être qu’en fait nous avons cette notion d’Être supérieur pour rester dans le droit chemin et ne pas en sortir : comme la garantie de nos valeurs.

L’idée d’un jugement de tous nos actes après notre mort est sans doute beaucoup plus terrifiante que de passer devant un tribunal de notre vivant, car il y a cette notion que Dieu sait tout, qu'il est omniscient, nous connaît comme nous-même, qu'il est celui devant lequel nous ne pouvons plus cacher la Vérité. C’est un juge suprême, alors qu’un simple juge n’est qu’un être mortel.

Toutefois si comme le dit Nietzsche « Dieu est mort », que va-t-il advenir de notre monde ? Les lois éthiques et morales peuvent elles régir un monde à elles seules ? Je ne pense pas sincèrement que sans Dieu le monde aille mieux qu’aujourd’hui, car même en essayant de suivre les lois morales certaines personnes passeront outre, et là, commencera la décadence. Chacun pourra faire ce qu’il voudra. Il nous faut donc quand même la croyance en un Dieu pour ne pas sombrer dans l’anomisme, car Il est là pour nous guider.


Un des problèmes que pose l’existence de Dieu au vingt et unième siècle, est celui de la « création » de l’homme, lorsque l’on sait que l’homme descend du singe, le mythe d’Adam et Eve, s’effondre. Alors, si c’est une légende d’autres faits de la Bible pourront être relativisés, et la Bible ne serait plus qu’un livre rempli de mensonges, elle serait donc considérée comme un simple roman, et non comme un livre saint. Qu’adviendra-t-il de la religion dans quelques dizaines d’années, lorsque la sciences aura montrée plusieurs invraisemblances dans les textes sacrées ? Continuera-t-on à croire en quelque chose dont on n’est pas certain? Sur quoi se reposeront les Hommes ?

Néanmoins l’Homme préfère peut être rester dans l’ignorance, la religion peut se passer de preuves rationnelles comme le dit Pascal. On ne pourra jamais prouver que Dieu existe, ou, a existé, il faudrait qu’il soit présent en face de nous pour convaincre les athées et rassurer les croyants. Mais pour l’instant (à quelques rares exceptions près) cela n’est jamais arrivé, et donc chacun doit se faire sa propre opinion.

Mais là où la religion devient dangereuse, c’est lorsqu’ elle se mélange à la vie politique, comme dans certains pays ou lorsqu’elle est imposée. En effet la religion doit être pratiquée librement, sans pressions extérieures.


14 novembre, 2005

 

Pauthe


As-tu un jour cru, que les histoires d'amours que tu as secrètement rêvé de vivre quand tu les lisais dans des romans teintés de rose , étaient possibles ? As-tu toute ta vie, attendu ce grand amour que promet le monde, et qui ne semble pas décidé à se profiler à l'horizon, ni même dans ta boîte à mensonges .. heu messages ?
As-tu cru un seul instant ce que toutes tes amies virtuelles te disaient ? Que les filles ne s'attachaient pas à l'apparence (physique et comportementale)
et que seule la beauté intérieure comptait ? Les as-tu cru quand elles te disaient que toutes celles qui t'ont reffusé, voir ce sont jouées de toi ne te connaissaient pas ?Les as-tu cru quand elles t'ont dit que votre relation était tellement privilégiée qu'il leur serait impossible de passer le cap de l'amitié, de peur de perdre un ami si cher ?

Oui ? Non ? Allez, ne mens pas , personne ne va te croire, bien sur que tu l'as cru ! Enfin moi je l'ai cru j'avoue, Et naïf, oh mon Dieu, est-ce seulement possible à ce point?
Peut-être te demandes-tu alors quelle expérience peut bien me réjouir à ce point, pour rire de moi avec cette apparente franchise, qui semble forcément suspecte ? N'oublie pas que je ris, mais bon ... Donc tu voudrais connaître ?

Ah mais peut-être diras tu que c'est un genre d'expérience unique propre à chaque personne, qui ne pourrait s'appliquer à une généralisation grossière ? Crois ce que tu veux mais continue à te bercer d'illusions alors, et à attendre entre une partie de jeux et l’ecoute d’une musique.
Mon Dieu, ceci n'était qu'une introduction, et pour les moins lâches d'entre vous, entamons si vous le voulez bien, le développement :

Quelle est donc cette expérience ? Serait-elle mystérieuse ? Exclusive ? Révolutionnaire ? Oh mon Dieu non! C'est une expérience tout ce qu'il y a de plus bête, et que seul quelqu'und'aussi insatisfait que moi pouvait entreprendre. Donc je subodore la naissance de ta curiosité de confrère ! Allez trève de suspens, venons en aux faits, le reste n'est que du vent, uniquement destiné à donner un aspect ludique, à quelque chose au fond du plus pathétique qui soit, du plus affligeant qui puisse être ...

Il y a quelques mois, dans mon flegme légendaire et chronique, je connu un bouleversement ... las d’une année passée à ne rien faire et ne rien vivre d’interessant, je décidai dans un dernier espoir d'accepter un possible.

Ce fut bref, cela se passa très mal, mais c'est sans importance. Sur ce bref laps de temps, j'ai rencontré une autre fille. Paumée, elle était une proie facile j'avoue, mais je l'ai aussi été, alors mettons de côté les remords. Et justement, elle tombait à pic, car j'avais imaginé un plan en guise de test, je voulais avoir le coeur net.

J'avais décidé de jouer un jeu, qui n'était évidement pas le mien, et de tenter une approche toute autre des relations que j'entretenais jusqu'ici avec la gente féminine ... Pour vous situer, j'étais toujours du genre "soupe au lait" avec les filles, encore plus celles qui me faisaient craquer. Stupide comme je l'étais (enfin j'le suis encore plus maintenant, mais la satisfaction en vallait bien le coup), j'étais le gars compatissant, compréhensif, et à l'écoute. Incapable d'abriter le moindre mystère, étant d'un naturel sincère et même carrément brut de décoffrage, je n'avais vraiment rien pour attirer la chalande. Et pas de physique ingrat en plus, juste invisible.

Après de longues années de réflexion et de maturation, j'avais décidé donc de tester l'approche du "macho de base". La recette, la plus simple du monde, accessible à n'importe quel individu doté d'au moins un neurone, la voici : Tu ne dois plus "être" mais simplement "paraître". Range ta personnalité, ton unicité, et ton identité, elle ne vaut rien. Ta beauté intérieure, enfuis là au plus profond, et ne laisse aucune fille ne serait-ce qu'entrapercevoir le fond de ta pensée ou de ton coeur.

Tu seras désormais à l'image de ce que tout le monde s'accorde pourtant à mépriser. Mais tu devras, pour combler ton manque flagrant de charme ou d'argent, cultiver un minimum de mystère. N'aies crainte, nul besoin de te cultiver un jardin secret emprunt de quelque film d'action avec un héros tout en muscle et en virilité. Non, simplement, cultiver le mystère, en restant évasif, flou, et semblant cacher un lourd secret, que bien sûr tu ne révéleras jamais (là tout serait d'office perdu).

De là, tu éveilleras la curiosité de la fille, qui voudra désormais à tout prix savoir ce qui se cache dans ce roc insensible. Passage idéal donc pour lacher quelques birbes d'impressions,

07 novembre, 2005

 


La peine de mort est-elle une solution pour punir ?

Par Sophie Gastineau

La peine de mort est présente depuis le moyen âge et jusqu’au 18e siècle nul ne songeait à la remettre en cause mais au début du 19e siècle le mouvement débute et ce n’est qu’en 1981 (le 18 septembre) qu’il est abolie par décision de l’Assemblée nationale et par le discours de Badinter. Il est intéressant de constater que le processus aboutissant à l’abolition de la peine de mort a été plus long en France que dans la plupart des démocraties occidentales. Cela est dû aux avis divergea. Les partisans du maintien de la peine de mort estiment qu’elle est utile car elle constitue un châtiment plus grave que la prison et est donc le meilleur moyen de dissuasion. En effet cette dissuasion peut s’opérer vis-à-vis des criminels en liberté, elle permettrait de dissuader d’accomplir des actions malsaines Elle permet d’établir une punition équivalente au crime grave commis, contrairement à la prison qui est souvent inférieure à la faute commise. (ex:lors d’ un assassinat et surtout pour les tueurs en série)

Malgré cela on constate en observant les calculs de ces dernières années que la peine de mort n’est pas le facteur de diminution du nombre de crimes et que son utilisation est trop générale car elle a pris, dans des cas précis, la vie de personnes pas toujours coupables d’un acte qui mérite un tel châtiment voire la vie de personnes non coupables.

Elle permet de punir dans le sens où elle fait subir au criminel ce qu’ils font subir à leurs victimes. (ex: pour un meurtre l’homme accusé subit ses actes, ayant tué il est tué) D’où une certaine irrationalité car la mort du criminel ne résoudra pas son crime et lorsque la victime est décédée la mort du tueur ne permettra en rien sa résurrection. Le tuer n’apporte rien si ce n’est un soupçon de vengeance vis-à-vis de cette personne, une chaîne sans fin se mettrait en place.

Les partisans considèrent aussi la peine de mort comme le moyen le plus efficace de défense face aux criminels mais les abolitionnistes considèrent que la justice, rendue par les hommes, n'étant pas infaillible, l'erreur judiciaire est toujours possible et qu'il faut donc exclure un châtiment sur lequel il est ensuite impossible de revenir.

Malgré son abolition la peine de mort est toujours sujet à des débats car la France est l’un des seuls pays à ne pas l’avoir rétabli cependant son irrationalité explique qu’elle soit remise en question. Il serait intéressant de l’accorder mais pour des cas précis ce qui permettrait une justice plus sûre, mais le problème est surtout lier à l’éthique .En effet chacun naît et reçoit dans son éducation des valeurs, l’une d’elle remet fortement en cause la peine de mort « tu ne tueras point ton prochain »


05 novembre, 2005

 



Est ce que l'amour est lié au plaisir ? par Raphaël Costa
Même sans définir les deux mots clefs qui sont « amour »et "plaisir », on sait déjà que dans les deux cas c'est du bonheur. Enfin normalement si le plaisir est l'absence de douleur et l'amour est le sentiment qui définit les retrouvailles de deux moitiés pour former un seul être.
Mais le vrai mot impaitant est « toujours »
un coté la tnajorïté des personnes vont dire que « oui » vu que aimer- et être c'est l'agréable qui constitue le plaisir.
Mais d'un autre coté, il y a des personnes qui bien qu'elles soient aimées et bien qu'elles aiment sont tristes, souffrent de cet amour.
Il peuty avoir quelques paramètres qui font que l'amour n'est plus du plaisir ; par exemple « Roméo et Juliette » bien qu'ils s'aiment, ont des destins qui les séparent à cause de leur famille.
Quant on voit des couples, on remarque bien qu'ils sont heureux d'être ensemble, de se compléter, de se parler, etc.
On se marie de plus en plus tôt, et le mariage, n'est-il pas un pacte d'amour?
Les couples s'aiment, créent un au plusieurs êtres issus de mélange de gènes de chacun d'eux.L'amour est donc du plaisir que l'on partage avec son « âme soeur ».
Mais après avoir vu les avantages de l'amour, qui sont forts mais peu nombreux, les inconvénients quant à eux, se multiplient facilement de façon incroyable. Par exemple, deux mariages sur trois finissaient en divorce en 2003, c'est énorme, et cela fait mal.
Le mariage est un pacte d'amour...ça m'étonne que les gens veulent se marier de plus en plus jeune et ne réfléchissent pas plus.
Dés que sa ou son bien aimé(e) n'est pas avec lui ou elle, on se sent mal et pire si les distances qui les séparent sont grandes. Par exemple un couple adolescent qui ont dû obligatoirement se séparer pour une quelconque raison (c'est pareil pour n'importe quel age) Deux adolescents sont tombés amoureux l'un l'autre et peu de temps après, le garçon a dû suivre la mutation de son père en Afrique. Malheureusement il a dû laisser sa copine en France et la faire souffrir comme lui. Même si chaque été, ils ont l'occasion de se voir,ce n'est que pour temps court mais avant de se séparer et souffrir à nouveau.
Leur destin qui déjà s'était acharné sur eux, avec leur première séparation,amenera une seconde séparation Au retour, de l'Afrique le couple même s'ils s'aiment profondément, ne pourra pas se reformer car l'un fait ses études en Italie et l'autre à Toulon.
On peut donc observer que dans certain cas, comme celui-ci,l' amour n' est pas du plaisir mais une souffrance.
Il y a plusieurs choses qui peuvent contredire cela d'ailleurs: la famille, le travail, ou pire de graves maladies, des accidents.

04 novembre, 2005

 

Conscience et inconscient créateurs de complexes chez l’homme ?Par Aurélien Masson


L’homme est sans cesse en train de se remettre en question et ces remises en questions peuvent faire naître en lui des complexes comme par exemple un complexe d’infériorité pour quelqu’un qui est en échec scolaire par rapport au reste de la classe. Mais d’où viennent vraiment ces complexes ?

Ils peuvent venir d’abord du monde qui nous entoure dont nous avons une vision idéale et si on ne fait pas parti de cette vision là on est comme rejeté de la société , comme subissant les attaques de cette société. On peut alors se dire que l’homme peut faire abstraction de cela mais quelque chose en lui l’en empèche: notre conscience et notre inconscient. Ce sont eux qui peuvent être à l’origine de nos complexes car ce sont eux qui nous font prendre conscience que nous ne correspondons pas à tous ceux qui vivent dans la société. La conscience nous fait prendre conscience de ce que l’on est et donc nous pouvons par la suite nous identifier ou nous comparer aux autres et l’inconscient nous l'évoque avec des signes ou des choses qui nous font penser à ce qui nous complexe. Si nous n’avions pas eu ce flash inconscient en voyant le signe nous n’aurions pas pu avoir conscience de ce que nous sommes et donc nous ne pourrions savoir à quoi nous correspondons par rapport aux autres. J’explique cela par un exemple : si un enfant est gros et qu’il subit des moqueries sempiternelles, au bout d’un certain temps il va en avoir assez et il aura pris conscience de son physique et de ce que cela représente pour les autres et pour lui. Par la suite des qu’il devra se mettre torse nu devant d’autres garçons qui sont normaux il va être complexé et lorsqu’il verra un garçon torse nu il ne pourra s’empêcher de penser à lui. Maintenant si cet enfant n’avait jamais subi de raillerie venant des autres il aurait peut-être pris conscience de son surcharge pondérale mais n’aurait jamais pris conscience de ce que les autres pensaient de son physique donc on voit bien que la prise de conscience génère des complexes. Tous ces souvenirs qu’il aura gardé de son enfance pourront refaire apparition dans le futur et il sera très inhibé sur ce sujet là. Le conscient est donc responsable il emmagasine les sentiments dans notre inconscient qui par la suite nous bloquent ou nous empêchent d’agir à notre guise dans la vie de tous les jours en voyant des choses qui nous y font repenser.

Pour conclure je pense donc bien que le conscient est responsable de nos complexes et il faut donc travailler notre conscience de manière à les ignorer mais cela n’est pas toujours le cas et ce n’est vraiment pas facile à faire. Je crois que la psychanalyse est un bon moyen de travailler le lien entre inconscient et conscient de manière à éliminer la plus possible les choses qui nous dérangent dans la vie de tous les jours.



 

Doit on attribuer la conscience à l’animal ?Par Jordana Rémon


La présence d’une conscience chez les animaux est aujourd’hui une question polémique que ce soit par les scientifiques ou les philosophes. Ces deux disciplines se complètent en ce qui concerne ce problème. On peut donc observer certains comportements chez l’animal puis chez l’Homme et constater une forte similitude chez ces deux espèces.

L’animal possède d’abord des passions qui lui sont propres tels que la nécessité de l’agression en cas de défense ou même la fuite ou encore le plaisir. Mais ne retrouve-t-on pas ces mêmes passions chez l’homme ? Selon moi celles –ci sont plus remarquables chez l’animal car on le trouve davantage confronté à ces situations comparé à l’Homme. L’animal possède, comme l’Homme, la faculté d’apprendre, d’être éduquer ce qui lui forge des limites dans sa conduite. Il est vrai qu’on ne peut pas aller jusqu’à dire que celui-ci respecte des valeurs bien qu’on observe chez eux un certain respect à l’égard du plus vieux par exemple. Ce respect constitue bien une règle de conduite.

Ces mêmes passions peuvent se rapprocher du besoin chez l’animal. Celui-ci désigne un état de nécessité qui est tout de même remarquable mais moins fréquent chez l’homme, tout simplement pour se nourrir. Dans ce cas la conscience est réduite à cet état de besoin, mais peut-on parler de conscience chez l’animal ou faudrait-il réviser ce terme ?

Descartes qualifie la « conscience animale » comme un instinct spontané et immédiat chez l’animal. D’après moi l’Homme favorise ce maintient de l’instinct chez l’animal comme un moyen à son avantage. Je peux donner l’exemple de ce que l’on peut appeler l’instinct de « tuerie » chez l’animal qui dépasse l’instinct de survie. L’Homme incite en effet l’animal à entretenir cet instinct quand il s’en sert pour la chasse par exemple. Ici, l’Homme est responsable de cet état de l’animal qui est même jusqu’à être dressé pour tuer.

Je peux donc affirmer que la conscience est présente chez l’animal même si elle est tout de même inférieure à celle des Hommes. Ajoutons tout de même que les animaux servent d’objets aux Hommes pour élever leur niveau d’intelligence si l’on considère qu’on l’a défini comme la capacité à comprendre et à innover. En effet l’utilisation quotidienne d’animaux qui souffrent dans les laboratoires contribue au développement de l’humanité, à l’élévation du niveau de notre conscience à leur insu. Encore une fois, les hommes sont responsables de cette détresse chez les animaux qui sont soumis aux volontés des hommes.

Si l’on revient à l’idée de conscience chez l’animal, rien qu’en observant un animal que ce soit dans un reportage ou dans le réalité, on peut constater qu’en excluant les cas ou l’animal est dans un état de besoin, celui-ci travaille en ayant connaissance de la fin de ses actions. Je peux donner l’exemple d’un animal qui chasse pour nourrir ses petits ou tout simplement d’un oiseau qui construit son nid pour pouvoir abriter ses oeufs. On peut même ajouter que l’animal possède des préférences en ce qui concerne la qualité de son nid, il porte donc un jugement.

De plus, la présence d’affectivité et d’émotions chez l’animal est indéniable. Celle-ci se ressent vis à vis d’un autre animal ou même envers l’Homme. Encore une fois, prenons comme l’exemple d’un animal qui accueille son « maître », ce dernier ayant été absent pour une durée quelconque. Il montre un état d’enthousiasme et d’affection envers l’Homme, il a donc pris conscience du manque de la présence de l’homme.

Enfin la communication est tout de même une preuve d’une conscience chez un être. Nous sommes aujourd’hui encore incertain de la présence d’un langage chez les animaux, même si selon moi cette communication existe.

L’anticipation chez les animaux ne relève plus de l’instinct mais désormais de la conscience. Un chien qui remarque qu’un Homme possède sa laisse aura tendance à s’enfuir pour ne pas être attaché, il exprime ici un sentiment de rébellion pour ne pas être totalement soumis, il réagit, il prend conscience.

Je finirai cet écrit en exprimant mon sentiment personnel sur la protection des animaux et de l’environnement à ce jour. Je trouve que l’on ne s’attarde pas assez sur la protection de leur environnement car celui-ci est, malgré tout, le notre. Mais la plupart des Hommes préfèrent utiliser les animaux comme objets, que ce soit comme moyen de se divertir, de gagner de l’argent ou encore d’élaborer un grand nombre d’innovations. Je crois que l’humanité ne se rend pas compte de tous ces préjudices portés contre les animaux. Nous avons été créés en tant qu’être vivant possédant pratiquement les mêmes besoins mais étant donnée la supériorité de la connaissance de l’Homme alors on se permet d’endommager la vie des animaux.

Ce comportement pourrait être qualifié d’inhumain ce qui parait paradoxal mais vrai. Comment peut-on accepter que des centaines d’animaux soient tués tous les jours à cause de l’irresponsabilité des hommes, de l’envie qu’ont les hommes de favoriser leurs conditions de vie, et bien d’autres causes encore. En effet on devrait porter autant d’amour aux animaux que ceux-ci sont sacrifiés en notre faveur.

Comme dit Valéry « l’homme est un animal enfermé à l’extérieur de sa cage », on leur doit donc un minimum de respect.


 

Comment penser notre rapport à la mort? Par Aicha Ahmed Osman


La mort est un sujet qui concerne tout être car elle est l'issue de l'existence.
En général, l'Homme naît, grandit, acquiert des connaissances, devient adulte, atteint son apogée puis vieillit peu à peu et s'affaiblit. Enfin la mort arrive telle une chute.
l Homme est le seul animal qui sache a priori qu'il mourra un jour. Ceci est bien évidemment source d'angoisse et de peur d'autant plus que la mort est imprévisible. Elle frappe avec ou sans justificatif.
La crainte de la mort est absurde : elle concerne les vivants et atteint les morts sans les concerner.
Dans certaines religions comme l'Islam, à partir du moment où nos yeux s'ouvrent à la lumière du monde, l'année, le mois, la semaine, le jour, l'heure,la minute et la seconde où l'on va mourir sont fixés. Il y a une prédestination. C'est en quelque sorte un compte à rebours qui est enclenché.
Cela dit la mort n'est pas une finalité pour les musulmans et les croyants en général. Les uns croient au paradis et à l'enfer, d'autres en la réincarnation...etc. Les athées, eux, ont préféré ne pas croire mais est-ce une bonne solution dans la mesure où ils n'ont aucun avenir après la mort? Cette situation renforce l'angoisse.

La mort est un phénomène qui est extérieur à l'Homme et en même temps intérieur à ce dernier. Elle est effectivement contrôlée et ordonnée par une puissance extérieure dont on n’ a ni d'image ni de connaissance mais la mort emmène notre âme, notre unique contenu, notre moi.
La mort est ainsi supérieure à l'Homme. La mort est le "maître absolu" a dit Hegel.

La mort est parfois une libération pour l'Homme. Pour celui qui veut mettre fin à une souffrance, se donner la mort, est une délivrance.
D'ailleurs, de plus en plus de personnes ont recourt au suicide pour échapper à la réalité.

Pour conclure, la mort est inévitable on le sait, l'homme naît pour mourir.


30 octobre, 2005

 

Qu'est ce que l'AMOUR ? par Laurel Thiel


De nombreux hommes ont essayé de définir ce mot : Platon, Kant, Freud, et encore d’autres, sans véritablement parvenir à le définir.

Une définition banale et usuelle, très fréquente, malheureusement reconnue comme vraie, pose que l’amour est une affection réciproque entre deux personnes. Cet amour serait généré par des attractions et des attirances physiques, sexuelles, ou tout ce qui rapport à une satisfaction individuelle et personnelle. Cet amour est appelé en grecque, éros.

Une autre définition de l’amour, appelée philia en grec, désigne un amour fraternel et amical. Il est également basé sur l’intérêt personnel.

Mais, ces deux genres d’amour, éros et philia, ne sont pas de vrais amours. Un vrai amour est un amour désintéressé, ou l’intérêt individuel n’est pas du tout pris en compte : c’est un amour pur pour autrui. Cet amour est une action, et non un sentiment, comme les deux premiers amours. On prend la décision (donc on est conscient) d’aimer quelqu’un. Parfois, c’est quelqu’un qu’on se force à aimer ; ou parfois, il est spontané. Dans tous les cas, c'est cet amour le plus durable, le plus sûr, le plus profond, mais aussi le plus difficile d'accés "tout ce qui est beau est rare" Spinoza.

L'amour est une action, et on le prouve aussi par des actions et des attitudes, surtout de servitude. En servant quelqu’un, on lui montre qu’on l’aime. Sans action, cet amour ne peut pas exister.

Cet amour est patient : il ne peut pas être provoqué, et supporte les difficultés de la personne aimée. Il n’est pas jaloux des succès d’autrui, et est rempli de bien. Il veut être, et chercher à être utile.

Avoir cet amour n’est pas spontané comme les deux autresamour, Eros et Philia. Il vient seulement après que la décision d’aimer soit prise (une action) et que les actions démontrant cet amour soient volontaires et effectif.

Cet amour est appelé agapé.


Par Laurel Thiel , élève de TES du Lycée Joseph kessel


 

Traité sur l'indiscipline par Vincent Mortureux


Il convient tout d’abord de définir ce qu’est la discipline :
Cela pourrait se résumer à la soumission à des règles en tous genres –je rajouterai même sans jugement-.
Le prêtre adoptera une discipline de vie, le soldat obéira à la hiérarchie et le citoyen restera dans le chemin tracé par le code pénal.
Ainsi agir avec discipline est synonyme d’agir sans jugement propre, personnel.
En effet l’être discipliné agit, obéit, en fonction de la discipline qui le gouverne et non de la raison ; Pouvant commettre le mal, suivre la discipline en bon mouton .Prenons l’exemple des hommes de la Caverne platonicienne: Tous bien encrés dans leurs idéaux, lorsque l’on tente de leurs donner la lumière ils tuent le messager car il enfreind leurs fausses disciplines en cherchant à leur faire entendre raison. A leur instar les soldats du troisième Reich disciplinés à la doctrine du parti et, en son nom, commettaient les pires exactions.
Alors qu’est-ce que la discipline… ?
Selon moi, une règle et un mode de vie créée par un homme pour les gouverner tous, que ce soit dans l’extrême (totalitarisme, religion) ou dans la pratique (loi de la cité) elle est plus ou moins régie par la raison mais ne peut éviter les actes de discipline insensés.
Heureusement la Terre compte ses rebelles qui ne se soumettent pas à une discipline dénudée de tout sens, des individus qui agissent en écoutant leur cœur et avant tout leur conscience morale. Cette dernière leur donne le sens moral et éthique du juste et de l’injuste ; du droit et de l’interdit ; du bien et du mal.
Ces individus agissent en enfreignant toutes les règles de la discipline,les ordres donnés sans être éclairés, pour une cause noble, juste, et dictée par la raison et le bien.
Prenons Voltaire et ses compagnons philosophes se voulant éclairés par la lumière, dépassant l’autorité et le régime monarchique le critiquant et prônant l’utopie, un état sans homme au dessus des autres. Sans eux la Révolution Française n’aurait sans doute pas eu lieu.
De Gaulle passant outre les ordres du maréchal Pétain et continuant la lutte pour la liberté du peuple français.
Un tel, brûlant des restaurants rapides et rasant des champs de maïs transgéniques pour des causes écologiques.
Nombreux sont encore les actes d’indisciplines à respecter.
Cependant il serait insensé de faire l’apologie de l’indiscipline au détriment de la juste discipline. En effet l’indiscipline pour l’indiscipline c’est aller droit à l’anarchie et mieux faut éviter les « isme ».
Je pense qu’il n’y ait qu’une discipline qui soit de mise : la discipline morale, de soi à soi et que lorsque des hommes tentent de nous imposer une discipline qui dépasse le cadre de la raison il convient de se rebeller.
Alors qu’est-ce que l’indiscipline, la juste indiscipline ?
Je dirai que ce n’est en somme qu’un excès de vitalité, le témoignage d’un constant éveil de l’esprit qui en appelle à la raison, au bien et inconsciemment au cœur.


Vincent Mortureux

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